l'histoire naturelle du miel et l'apiculture

La collecte du nectar implique beaucoup de monde. Au départ, le producteur primaire de « matière brute » est la plante, ou plus exactement la fleur. Inutile de dire que la physionomie de la végétation dans les alentours du rucher va jouer un rôle capital, comme d'ailleurs les conditions climatiques ou la nature du sol. Le butinage du nectar n'est pas l'exclusivité de notre bonne abeille « mellifique » ; c'est aussi la spécialité d'autres animaux : espèces d'abeilles, de bourdons, de papillons, des guêpes, des fourmis, des syrphes - autres insectes volants -' des oiseaux-mouches ou colibris et même des chauves-souris. Mais tous ne fabriquent pas le miel. Il peut même s' agir d'une affaire collective, dans laquelle les acteurs sont complémentaires. Incongru et néanmoins acteur de premier plan, le puceron fait irruption dans cette chaîne de fabrication, en s' associant à l'abeille ou à la fourmi. Heureusement pour l'homme, grand mangeur de miel, la quantité emmagasinée dans la ruche est largement supérieure aux besoins immediats de la colonie. L'abeille possède, comme d'autres animaux, un fort instinct de stockage. Provisions accumulées que l'apiculteur se fera un plaisir de récolter...