les miellées : aux sources du nectar

Le terme miellée désigne un processus d'exsudation végétale, d'ordre naturel ou consécutif aux attaques de pucerons. Par extension, les gens du métier désignent par là la période au cours de laquelle le nectar ou le miellat abondent sur les plantes. L'apiculture est totalement dépendante des miellées, qu'elles proviennent des végétaux sauvages ou cultivés. Celles-ci sont soumises à de nombreux paramètres d'ordre écologique, climatique ou agricole qui gouvernent la sécrétion du nectar : température, nature du sol, pluviométrie, éclairement, emploi éventuel de fertilisants. Ces critères deviennent déterminants dès lors que l'éleveur d'abeilles pratique la transhumance, en déplaçant ses ruches au fil des floraisons. La miellée est perçue par le praticien comme un phénomène global, intégrant au maximum toutes ces variables; c'est un facteur essentiel de réussite. L'expérience du métier, pour ce genre d'appréciation, joue bien sûr un rôle stratégique. Le bon apiculteur saura que dans telles circonstances, pluies récentes, sol caillouteux, etc., telle ou telle fleur se mettra à mieller. S'il fait froid et sec au moment de la floraison des acacias, il n'y a rien à espérer.